Cette page est la vôtre pour partager les bons moments de vos randonnées, se souvenir.
Si vous le souhaitez, Evelyne vous remercie de lui faire parvenir vos écrits surtout lorsqu’elle ne participe pas aux randonnées.
Lundi 3 novembre. La Défense en Art (caché). Après deux semaines de vacances scolaires, nos randonneurs sortent de leur tanière pour s’engouffrer dans celle de La Défense. Les murs d’extrémités des quais du RER A sont couverts de bas-reliefs en cuivre ou en acier inoxydable (Boréale) et, à l’opposé, de vitraux d’une étonnante symphonie de bleus. Dans la salle d’échange, un torticolis nous permet de découvrir « Rythmes » au-dessus des accès de sorties. Le passage menant au CNIT est méconnaissable : lumières tamisées, enseignes colorées, nouvelles boutiques … Nous sortons de cet antre du shopping vers le spirituel : la maison d’église Notre-Dame de Pentecôte. Redescendant sur terre puis sous terre, l’anamorphose de soixante mètres de long, réduite à cinq mètres, a perdu son effet d’optique. En pente douce vers l’esplanade de La Défense, nous croisons Les Hommes de la Cité, huit sculptures en bronze. Remontant à la lumière, un passage secret nous conduit au discret square Vivaldi où se dresse la Fontaine du dialogue. Ressortant de ce carré clos d’hôtels, nous rencontrons une œuvre à l’encre de Chine de Charles Leval, dit Levalet : « Fly away » et, au-dessus, « Half Hare », imposante fresque d’un lapin conçue par Artur Bordalo avec des matériaux de récupération. Passant près d’une fosse ou reposent des quilles géantes, nous nous recueillons devant le Mémorial des cendres de Napoléon. Passant à travers des bâtiments d’habitation, descendant, tournant … une cascade monumentale nous accueille dans un écrin de verdure, le parc Diderot. Nous remontons le dénivelé de quatorze mètres sans même y penser. Après un parcours bordé de vagues de verdure, nous rejoignons la verticalité à la recherche d’Hercule. Après le contournement de zones de travaux, le buste en mouvement monumental « Hercules in the wind » de l’artiste Léo Caillard apparaît dans toute sa blancheur, derrière une des trois bases du CNIT. Notre groupe s’éparpille au contact du Pouce de César.
Mardi 4 novembre. De la Porte des Lilas à la place de la Nation, nous marchons de parc en parc, de square en square.
Jeudi 6 novembre : une longueur de Seine. Bravant la pluie, le groupe de quatre descend des hauteurs de Saint-Germain-en-Laye au bord de la Seine. La première ligne ferroviaire partait de la place de l’Europe à Paris, terminus en gare du Pecq. Entre 1900 et 1921, un ascenseur permettait de monter du Pecq jusqu’à la Terrasse du Château de Saint-Germain-en-Laye. Les Dames du pont, deux statues monumentales sculptées dans la pierre par René Letourneur, l’une la Seine, l’autre l’Oise, nous accueillent à l’entrée du pont Georges Pompidou. Au bord du fleuve, nous apprenons qu’une piscine d’eau douce de cent mètres de long, à ciel ouvert sur l’Ile aux Dames, a fonctionné jusqu’en 1962. Balade bucolique dans le silence de la nature, les yeux remplis des couleurs automnales se reflétant dans la Seine.
Lundi 10 novembre. Saint-Mandé ou comment marcher pendant neuf kilomètres sur une superficie de 0,92 km² ? Saint-Mandé est l’une des plus petites communes de la région Île de France, à l’origine, un petit hameau de maisons regroupées autour d’une chapelle contenant la relique de l’abbé Saint Maudez. A la Révolution, Saint-Mandé demanda son autonomie administrative et nomma le 30 juin 1790 sa première municipalité. Puis la ville prit son essor en dépit de l’amputation par trois fois d’une importante partie de son territoire au profit du Domaine Royal de Vincennes, puis au profit de Paris, ce qui modifia profondément sa physionomie. Nous déambulons entre hôtels particuliers et immeubles bourgeois qui attirèrent de nombreuses personnalités comme Victor Hugo, Charles Nungesser, René Mouchotte ou Robert Lamoureux. Rue Faidherbe, Alexandre Borgeaud, l’architecte de la ville, construisit la villa la plus étonnante de Saint-Mandé, une réplique revisitée d’une aile du château d’Amboise avec ses fenêtres caractéristiques et ses gargouilles. En bordure du Bois de Vincennes se trouve l’une des anciennes maisons de garde, construite dans les années 1860 pour les personnels chargés de l’aménagement et de l’entretien du bois. Au fronton apparaît le blason de la ville de Paris (un navire sur les flots) et sa devise « Fluctuat nec mergitur ». Nous nous permettons quelques incursions dans le bois limitrophe pour longer le lac Daumesnil puis le lac de Saint-Mandé, le plus petit des plans d’eau du bois de Vincennes, dont c’est le seul lac naturel remodelé et embelli par Alphand au 19ème siècle lors de l’aménagement du bois. Conciliant art de vivre et dynamisme, Saint-Mandé affiche sa vocation sociale en hébergeant des institutions comme l’Hospice Saint-Michel abritant aujourd’hui le SAMU social de Paris, l’Institut du Val-Mandé destiné à l’origine à l’accueil des jeunes aveugles, ou l’Hôpital Bégin d’instruction des armées inauguré en 1858 sous le nom d’Hôpital Militaire de Vincennes, destiné au départ à soigner les blessés et les invalides de la guerre de Crimée que les autres hôpitaux militaires parisiens ne parvenaient plus à accueillir, un triste souvenir pour un de nos randonneurs. Alexandra David-Néel (1868-1969), la célèbre exploratrice, est née à Saint-Mandé : elle fut la première femme occidentale à atteindre Lhassa, capitale du Tibet, en 1924. Le jardin de Saint-Mandé qui porte son nom a été aménagé en 2008 sur une dalle de 3000 m2 recouvrant les voies du RER A sur une centaine de mètres. La fin de notre parcours nous conduit vers l’église Saint-Louis dont l’originalité prime sur la taille. Son architecture est un témoin remarquable du style dit des Arts Décoratifs avec deux paires d’arcs qui se croisent à angle droit et portent l’ensemble de la structure. Sa conception novatrice, son volume intérieur presque cubique évoquent les églises du Moyen-Orient. Son décor s’inspire de l’art byzantin. Une randonnée en zigzag pour optimiser notre parcours architectural saint-mandéen.
Jeudi 13 novembre 2025. Bienvenue à Vincennes et à l’exposition en plein air de photographies d’hôtels de ville du Val-de-Marne. Après étude de ces architectures, décors et vitraux, nous parcourons le cours Marigny récemment recouvert d’un gazon de placage. Cette verdure passée, la forteresse de Vincennes nous apparaît infranchissable. Des barrières entourent les abords en raison de travaux d’aménagement de l’extérieur. Nous suivons le parcours fléché, entrons par la tour des Salves. Les bâtiments récemment rénovés nous éblouissent de leur blancheur. Direction le donjon. Ticket ? Pas de ticket. Résidence royale dès le XIIème siècle, le château devint forteresse au XIVème siècle avec l’édification du donjon sous Charles V. Demi-tour vers la Sainte-Chapelle. Ticket ? Pas de ticket. Toutefois, les portes grandes ouvertes nous permettent de voir les trois grands vitraux restaurés. Demi-tour. Nous passons sous la porte de Vau pour voir à gauche le pavillon de la reine et à droite celui du roi. Une exposition en plein air explique le redéploiement du Service Historique de la Défense vers plusieurs sites en France pour laisser la place à la DGSE. Sortant de cet environnement militaire, nous rejoignons en face le Parc Floral et son installation de l’Odyssée Lumineuse (du 19 novembre 2025 au 11 janvier 2026) : des personnages et des animaux en soie de toutes les couleurs nous saluent au passage. Le jardin des bonzaïs nous attire avant de pénétrer pour de bon dans le bois de Vincennes. Quiétude troublée un temps par un PGVPV, passage à grande vitesse de nombreux pneus de vélo sur la chaussée bitumée. Plus de deux heures après notre départ, nous arrivons au lac de Saint-Mandé. Quand l’Histoire nous est contée, on ne voit pas le temps passer.
Lundi 17 novembre : Nous marchons de La Défense au parc Lagravère en passant par Bois-Colombes. Le quartier de La Défense est principalement bordé de tours, de sièges sociaux et de bureaux. Au milieu de ce paysage moderne, sur l’esplanade, des œuvres d’art animent ce cadre. Le monument principal du quartier est la spectaculaire Grande Arche créée en 1989 par les architectes Johan-Otto Von Spreckelsen et Paul Andreu. Nous quittons ce quartier d’affaires et rejoignons des jardins, des coulées vertes que nous longeons, des zones plus urbaines. En zigzagant d’une ville à l’autre, nous arrivons au Parc départemental Pierre Lagravère situé sur une ancienne île de 25 hectares rattachée à la terre. Ce parc s’étire en longueur et offre ainsi une belle promenade le long de la Seine. En tout, cinq kilomètres d’allées se déroulent en boucle pour les promeneurs et les coureurs. Dédié aux sports et aux loisirs, le parc longe le fleuve entre les ponts de Colombes et de Bezons où nous reprenons le bus.
Mardi 18 novembre : Connu pour le parc Monceau, la Gare Saint-Lazare, ses musées d’Arts décoratifs et ses immeubles majestueux, le huitième arrondissement parisien est l’un des quartiers les plus chics de Paris. Situé au cœur de Paris, il est entouré par le 17ème arrondissement au nord, la Seine ainsi que les 1er et 7ème arrondissements au sud, et le 9ème arrondissement à l’est. On y trouve plusieurs monuments emblématiques de Paris, comme l’Arc de Triomphe, l’Avenue des Champs-Élysées, la Place de la Concorde, le Pont Alexandre III, le Grand Palais, le Petit Palais, ainsi que le Palais de l’Élysée. Aujourd’hui nous n’avons d’yeux que pour ses fontaines publiques qui firent leur apparition dès le XIIIème dans les rues et jardins de Paris. Mais c’est le XIXème siècle qui dota Paris d’une multitude de points d’eau. On en compte aujourd’hui 1200. Bien que n’ayant pas soif en cette belle journée d’automne, nous admirons la fontaine des Ambassadeurs appelée aussi fontaine de Vénus, les fontaines de la Concorde situées de part et d’autre de l’Obélisque et bien d’autres encore.
Jeudi 20 novembre. Émergeant du silence des profondeurs (métro), la Porte Dauphine a mauvaise mine. Le tumulte urbain nous saoule. Mission : traverser la circulation venant de toutes les avenues pour rejoindre le Bois de Boulogne. Les pieds enfin sur terre (feuillue), nous serpentons le long de la rivière. Au loin, une grille ciselée attire notre regard. Nous pénétrons dans le Parc de Bagatelle par la grille de Sèvres. Créés en 1775, le parc et son château ont été construits en soixante-quatre jours à la suite d’un pari entre la reine Marie-Antoinette et son beau-frère le comte d’Artois. Ni fleurs, ni feuilles, mais des arbres tendant leurs bras décharnés vers le ciel, cachant l’architecture de La Défense. Nous faisons le tour d’un étang sage, enjambant les pierres plates sous la cascade au repos. Évitant les laissés-pour-compte des oies bernaches, nous rejoignons une fabrique, une fausse ruine récemment restaurée. Passant devant un kiosque chinois, nous attaquons la montée au belvédère. Les cimes des arbres bouchent le point de vue à 360 degrés. Après la descente, nous admirons l’orangerie garnie des arbustes hivernant. Retour en passant devant la Fondation Louis Vuitton.
Lundi 24 novembre. Randonnée de Port Royal à Cité Universitaire.
Mardi 25 novembre : La place des Ternes est l’un des principaux carrefours du 17ème d’où partent les trois grandes artères qui irriguent l’arrondissement : l’avenue de Wagram, l’avenue des Ternes et le boulevard de Courcelles. Dans l’alignement de l’avenue de Wagram, l’Arc de Triomphe, majestueux, se dresse face à nous. La grande avenue des Ternes, quant à elle, file tout droit vers l’ouest. Au loin, on peut voir les tours de la Défense. Nous nous orientons vers l’est pour rejoindre la place du Châtelet. Une belle randonnée parisienne.
Jeudi 27 novembre : Dix randonneurs, accompagnés par une météo agréable en cette fin du mois de novembre, parcourent les allées forestières de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Nous levons sans cesse les yeux pour admirer les dernières couleurs de l’automne. Nous sommes dans le royaume du Pic noir. Nous atteignons l’Étoile du Bout du Monde bien repérable grâce à une grande croix d’orientation. Nous pouvons nous en retourner.
Lundi 1er décembre. Après avoir rejoint la Seine, nous rattrapons l’Oise au Pointil, franchissons le pont et suivons la rive droite de la rivière le long de la promenade Ar Zenith. Les indicateurs de crues nous éclairent sur la puissance de la rivière lorsqu’elle est sortie de son lit. Entrés dans Maurecourt, nous découvrons la promenade Berthe Morizot avec ses tableaux dont un certain nombre témoigne des séjours de la peintre dans la commune. Nous grimpons à présent pour rejoindre à travers champs le plateau de l’Hautil, son écurie et le château du Faÿ. Encore quelques mètres de montée et nous nous retrouvons à Chanteloup-les-Vignes. Il est temps de redescendre vers Andrésy. Un point de vue nous invite à découvrir les ponts enjambant la Seine et l’Oise, la plaine d’Achères, la forêt de Saint-Germain-en-Laye, les tours de la Défense… Nous visitons le cimetière d’Andrésy situé à quelques centaines de mètres d’une nécropole mérovingienne découverte à l’occasion du creusement de la tranchée du chemin de fer, l’église Saint-Germain-de-Paris, de jolies maisons de village aux façades colorées avant d’atteindre la rive de la Seine. En face, l’île Nancy nous dévoile sa crèche. Nous jetons un œil à l’Hôtel de ville, à la villa Moussel, à la magnifique villa Louis XIII construite vers 1880 et agrandie après 1910 pour la famille Bardou, quincailliers à Paris, à la maison « Rêve cottage » et à son pavillon polygonal chinois qui proviendrait de l’Exposition universelle de 1900. Notre boucle alliant bords de rivières, champs, bois, montées, descentes nous ramène à la station de RER Conflans-Fin d’Oise.
Mardi 2 décembre. Il était une fois, au cœur de Paris, une promenade qui nous invitait à remonter le fil de l’Histoire. Une histoire gravée dans la pierre, les noms des rues, les monuments… mais aussi dans les absences, dans ces lieux où des édifices entiers ont disparu mais continuent de hanter le paysage. Depuis la rue de Reuilly jusqu’au Louvre, nous suivons les traces, parfois éclatantes, parfois discrètes, laissées par la Révolution française. Certaines sont monumentales, comme le Panthéon ou la Conciergerie, mais la plupart sont discrètes : noms de rues républicains, inscriptions dans les églises, anciens emplacements d’affiches de lois ou vestiges de clubs révolutionnaires. Ces traces sont souvent modestes car les révolutionnaires construisaient peu pour durer, privilégiant l’éphémère et les structures provisoires. Notre parcours met en lumière le rôle du palais des Tuileries, où se sont installés Louis XVI, sa cour et l’Assemblée nationale dès 1789. Le site fut aussi le théâtre de moments décisifs, notamment l’assaut du 10 août 1792 qui marqua la chute de la monarchie. Le quartier bruissait alors de débats, entre députés, journalistes et clubs politiques. Notre marche se poursuit jusqu’au Louvre, lui aussi marqué par les soubresauts de l’histoire. Non seulement témoin de la Révolution de 1789, il fut également l’un des hauts lieux des révolutions de 1830 et 1848. Ses murs ont vu tomber des régimes, naître des espoirs, et se rassembler des foules. En 1989, pour le bicentenaire, la Ville de Paris a posé une quarantaine de plaques pour rappeler ces événements. Des lieux emblématiques comme la Bastille, le Palais-Royal ou le Champ-de-Mars portent encore aujourd’hui la mémoire des joies, des violences et des bouleversements de la Révolution.
Jeudi 4 décembre. Du musée du Louvre à la place du Châtelet, Paris nous offre un parcours ponctué de sculptures équestres qui témoignent de la puissance, du mouvement et de l’histoire de la ville. Aux portes du Louvre, les Chevaux de Marly, œuvres de Guillaume Coustou, nous impressionnent par leur puissance et leur mouvement, symboles de force maîtrisée. Initialement placées à l’entrée du domaine de Marly, ces sculptures ont été installées près du Louvre pour magnifier l’axe menant aux Tuileries. Plus loin, la statue équestre d’Henri IV sur le Pont Neuf nous rappelle la figure du roi pacificateur et l’importance du cheval dans la représentation du pouvoir. Arrivés sur la place du Châtelet, autour de la fontaine et entre les deux théâtres qui se font face, les œuvres et monuments perpétuent cette tradition héroïque, associant le cheval à l’élégance, au prestige et à l’histoire de la ville. Notre trajet a suivi une véritable galerie à ciel ouvert où chevaux et cavaliers racontent, au fil des rues, l’évolution artistique de la ville et la manière dont le pouvoir, la force ou le mouvement ont été sculptés dans la pierre et le bronze.
Lundi 8 décembre. Notre randonnée commence au cœur de la place de La Nation, l’une des plus grandes places de Paris, dominée par le monument du Triomphe de la République. Nous prenons un moment pour observer cette sculpture : Marianne, entourée de figures symbolisant le Travail, la Liberté et la Justice. Les cafés de quartier ont ouvert leurs terrasses, les boulangeries répandent l’odeur du pain chaud et les habitants des onzième et douzième arrondissements croiseront notre chemin tout au long de l’après-midi. Le onzième fait partie des zones parisiennes intermédiaires qui se sont bâties sur les ruines des anciennes enceintes de la ville. Gustave Flaubert a habité boulevard du Temple, Paul Verlaine rue de la Roquette. Nous jetons un regard sur le Balajo, célèbre cabaret musette de la rue de Lappe. Eventré par l’immense tranchée ferroviaire menant à la gare de Lyon, le douzième, lui, vit au rythme des trains : La Petite Ceinture, la gare de La Bastille, la gare de Lyon. Entre les places de la Bastille et de la Nation, nous traversons le marché d’Aligre, ouvert au 18ème siècle dans le faubourg Saint-Antoine où se concentrait une forte population d’ouvriers et d’artisans qu’il fallait nourrir. A cette époque, il se disait de ces menuisiers et ébénistes qu’ils fabriquaient les plus beaux meubles du monde. Mais le faubourg Saint-Antoine fut aussi « le cratère d’où s’échappa le plus souvent la lave révolutionnaire ». Notre parcours se dessine en direction de la gare de Lyon où la tour de l’Horloge, véritable repère pour les voyageurs, s’impose progressivement. Autour, les voyageurs pressés, les taxis, les valises sur roulettes contrastent avec la quiétude de notre après-midi. Notre visite s’achève devant cette façade monumentale, symbole de l’architecture ferroviaire de la fin du XIXèmesiècle. Nous venons de découvrir un itinéraire qui mêle nature, artisanat, patrimoine et vie parisienne.
Mardi 9 décembre. Aujourd’hui, notre thème est : « Les expositions universelles ». Nous suivons la Seine. Depuis la première exposition des produits de l’industrie française en 1798, Paris est devenue l’un des hauts lieux des expositions universelles. Celles-ci, apparues au XIXème siècle, avaient pour but de célébrer les innovations techniques, industrielles, artistiques et architecturales du monde entier. Paris en accueillit plusieurs majeures : 1855, 1867, 1878, 1889, 1900 puis les expositions internationales de 1925 et 1937. Ces événements transformèrent profondément la capitale en donnant naissance à de nombreux monuments initiaux temporaires, mais aujourd’hui emblématiques : la Tour Eiffel (1889), le Grand et le Petit Palais (1900), le Palais de Chaillot et le Palais de Tokyo (1937), ainsi que le Palais de la Découverte. L’Exposition de 1867 marqua l’apogée du Second Empire et présenta le premier aquarium du monde. Celle de 1878 souligna la réconciliation nationale et vit la construction de l’ancien Palais du Trocadéro. L’édition de 1889, célébrant le centenaire de la Révolution, attira plus de 32 millions de visiteurs malgré un boycott monarchique et révéla la Tour Eiffel, symbole durable de Paris. L’Exposition de 1900 fut la plus grandiose : 51 millions de visiteurs, premières projections cinématographiques, illumination électrique, construction de la gare d’Orsay, du pont Alexandre III et mise en place d’un vaste axe républicain menant à l’édification du Grand et du Petit Palais. Elle favorisa également les avancées en matière de transport, notamment avec l’inauguration de la première ligne du métro parisien. Les expositions universelles ont profondément transformé Paris entre le XIXème et le XXème siècle avec la naissance de monuments majeurs et la mise en avant d’innovations techniques, artistiques ou scientifiques qui ont façonné le Paris moderne où nous marchons aujourd’hui.
Jeudi 11 décembre. Nous avons décidé de profiter du beau temps pour une petite randonnée à travers les espaces verts de Sartrouville. Les petits jardins de quartier et les squares, disséminés dans toute la commune, contribuent à créer des respirations vertes au sein de l’espace urbain, offrant des points de rencontre, des lieux de repos et de convivialité à quelques pas des habitations. Nous commençons rue du Temple, puis nous suivons la rue des Morillons, en appréciant le calme des rues résidentielles et l’air frais. À Sartrouville, la nature reprend peu à peu sa place comme une respiration douce au cœur de la ville. Les nouveaux espaces verts s’y déploient comme des pages fraîches ajoutées au livre du paysage. Rapidement, nous nous retrouvons sur la Coulée Verte, un véritable havre de verdure au cœur de la ville, parfait pour nous promener loin du trafic et du bruit. La balade nous conduit jusqu’à la ferme de Gally où les champs et les animaux apportent une touche champêtre à notre balade. En continuant, nous découvrons un grand espace vert qui remplace l’ancien bâtiment de la sécurité sociale. Ici, l’herbe neuve s’étend comme un tapis vivant et les jeunes arbres dressent leurs silhouettes fragiles, promis à devenir demain des géants familiers. Notre parcours se poursuit le long de la promenade Gorki, un chemin agréable et ombragé, avant de finir au parc Léo Lagrange où nous profitons de la verdure. Sartrouville se réinvente en ville-jardin où chaque nouvel espace vert devient un trait d’union entre ses habitants, un lieu où l’on partage un banc, un moment, un sourire. Ces îlots de verdure constituent une véritable richesse, favorisant la biodiversité, offrant des lieux de loisirs variés et renforçant ainsi la qualité de vie. Qu’il s’agisse de flâner, de jouer, de faire du sport ou simplement de prendre l’air, chaque Sartrouvillois peut désormais trouver son coin de nature. Cette petite randonnée nous a permis de découvrir des coins méconnus de Sartrouville, alliant nature, tranquillité et convivialité.
Lundi 15 décembre. Nous sommes en balade nocturne pour admirer le spectacle féérique des illuminations de Noël à Paris. Arches lumineuses, ampoules multicolores, flammes incandescentes et projections scintillantes habillent somptueusement la capitale française. Tour Eiffel, Avenue des Champs Élysées, Place Vendôme, Place de l’hôtel de ville, tout scintille ! Les boutiques se sont, elles-aussi, parées de leurs plus belles couleurs. Quelle splendeur !
Mardi 16 décembre. Notre randonnée urbaine va nous permettre de découvrir un vingtième arrondissement ni plat ni ennuyeux, riche en contrastes, où se mêlent histoire populaire, patrimoine méconnu, nature préservée et création artistique contemporaine. Depuis Belleville, les petites rues aux allures de village, décorées de street art, rappellent le passé populaire du quartier et offrent une entrée vivante dans la balade : ici, les murs parlent plus que certains guides touristiques. Fresques murales, hommages à des figures de la Résistance ou de la chanson populaire racontent l’histoire sociale et culturelle du quartier. La montée vers le parc de Belleville réveille nos mollets, mais la vue sur Paris et la Tour Eiffel nous fait rapidement oublier l’effort. Escaliers, passages discrets, anciennes maisons et regards d’eau rythment notre marche à travers les rues des Envierges, des Cascades ou de l’Ermitage, révélant un patrimoine souvent méconnu, donnant parfois l’impression de marcher dans un village sans quitter Paris. Notre parcours permet de croiser des sites emblématiques de l’histoire intellectuelle et sociale, comme le square des Saint-Simoniens, berceau d’un mouvement de pensée progressiste majeur du XIXème siècle ou le Carré de Baudouin, ancienne folie du XVIIIème siècle devenue lieu culturel ouvert à tous. La traversée du cimetière du Père-Lachaise, véritable ville dans la ville, offre à la fois calme, verdure et mémoire, avec les tombes de nombreuses personnalités et plusieurs points de vue remarquables sur Paris. Nous repartons vers le village de Charonne et la très convoitée Campagne à Paris et son atmosphère paisible et résidentielle, contrastant avec l’animation urbaine environnante. Nous rêverions tous secrètement d’y emménager. Notre journée de randonnée s’achève progressivement en rejoignant la place de la Nation, après avoir traversé jardins, squares et anciennes emprises ferroviaires de la Petite Ceinture, témoins des transformations successives de l’est parisien. Le vingtième arrondissement est plein de caractère, de verdure et de surprises, avec quelques montées pour le sport et des découvertes et des points de vue inattendus pour le plaisir.
Jeudi 18 décembre. Depuis les quais du RER A, présentation des œuvres d’art en sous-sol. De l’esplanade de La Défense, nous contournons le marché de Noël pour y revenir plus tard. Quartier Villon, nous empruntons l’ascenseur qui nous mène cinq étages plus bas au niveau de la route à Puteaux. Nous sommes au pied des tours et traversons un parc blanc de pierres, éblouissant sous le soleil. Nous suivons un sentier piétonnier, des passerelles et un tunnel. Une descente d’escalier raide nous permet de rejoindre le cours du Maréchal Leclerc où trône une borne commémorative de la Deuxième Division Blindée. Nous arrivons à l’hôtel de ville, magnifique façade Art Déco des années 30. Le contournant, nous découvrons l’esplanade récemment refaite, accueillant la patinoire de Noël et quelques chalets. L’espace vert jouxtant l’église présente une crèche en trois parties dont les personnages sont de hauteur humaine. Nous retournons à La Défense par le quartier Michelet, où un ascenseur nous remonte sur l’esplanade du général de Gaulle. Au marché de Noël de la Défense, nous nous éparpillons.
Joyeuses fêtes de fin d’année !
Joyeuse nouvelle année !
Que 2026 soit l’occasion d’atteindre de nouveaux « sommets » ensemble !
Jeudi 8 janvier 2026. Janvier, le mois du Blanc : après trois jours dans la poudreuse recouvrant du verglas, trois randonneurs décident de faire fi des prévisions météorologiques. Une pluie d’artiste (intermittente) humecte le quartier Saint James de Neuilly-sur-Seine. Le parc de la folie Saint James est ouvert à la promenade. Le 1er juillet 1772, Claude Baudard de Vaudésir, baron de Sainte-James, conseiller du Roi et trésorier général de la Marine, achète cette maison de plaisance. Dans les années 1770-1780, Baudard de Sainte-James choisit l’architecte François-Joseph Bélanger pour transformer à son tour, sa nouvelle propriété de Neuilly en une Folie dans son jardin qui devait surpasser Bagatelle, propriété voisine que le Comte d’Artois fit aménager par l’architecte Bélanger en 1777. Empruntant l’avenue de Madrid, nous arrivons au lac de patinage Saint-James (en partie gelé) et en faisons le tour dans la gadoue. Revenant par la rue de Longchamp (1km200), nous découvrons les maisons d’architectes de tous styles entre des résidences collectives haut de gamme, plus récentes. Prise d’air sans froid.
Lundi 12 janvier. Le sud parisien sur les traces de la Petite Ceinture
Mardi 13 janvier. Nous longeons le fleuve tranquillement jusqu’à Conflans dans un écrin de verdure en admirant les péniches, les oiseaux et quelques belles demeures. La balade est aménagée avec des espaces piétons sur une belle partie du parcours. Les paysages peints par les impressionnistes jalonnent la marche entre La Frette et Herblay : Marquet, Pissaro, Daubigny
Jeudi 15 janvier. Après-midi galette ! Tous les randonneurs présents se régalent et, comme les enfants, se réjouissent de trouver la fève et de porter une couronne. Une photo s’impose !
Lundi 19 janvier. Les Illustres autour du Panthéon
Mardi 20 janvier. De la Madeleine à la place Victor Hugo.
Jeudi 22 janvier Quatre hommes et deux femmes décident d’affronter les géants de la Défense. Suivons le chemin indiqué par l’œuvre de Piotr Kowalski, entourant le Dôme : « Escalier » et « la Place des Degrés ». Passant au pied de la tour Hekla, nous suivons l’exposition en plein air du chantier du Métro ligne 15 du Grand Paris Express : 56 mètres de profondeur, 31 tunneliers, 110 km de tunnel, 188 000 m3 volume. Survolant les travaux en cours à partir d’une passerelle, nous redescendons pour entrer dans la tour Hekla (2022) : 220 mètres de haut, 48 étages, 49 terrasses et loggias pour 2598 m2, torticolis assuré à la sortie. Merci Jean Nouvel. L’avenue Charles de Gaulle, calme à cette heure, nous conduit au rond-point des Bergères. Nous grimpons sur la terrasse du jardin des Bergères, toit verdoyant d’un tunnel routier, pour faire du vélo. L’architecture locale du 21ème siècle remplace des constructions fatiguées et embellit le quartier en limite de Nanterre. Nous parcourons le jardin de la Folie, discret, niché au milieu de résidences : bassin, rivière, kiosque. Au parc du Moulin nous admirons le moulin de Chantecoq. Le parc Offenbach possède un auvent abritant trois cloches de l’église Notre Dame de Pitié. Au cimetière ancien, nous prenons Paris dans nos bras. Balade au fil des siècles où la géante tour Hekla domine chaque point de vue.
Lundi 26 janvier. A partir du premier bassin, place du Château, nous partons à la découverte d’une première partie des écuries de Maisons. Ce parcours va graviter entre l’hippodrome et l’avenue Eglé soit la moitié du Parc. Traditionnellement de brique ou de style anglo-normand, les écuries ont en commun une même organisation : boxes pour chevaux, maison de l’entraîneur, sellerie, buanderie, grenier à foin, chambres des lads et du premier garçon autour d’une cour centrale, d’un espace pour le fumier. De toutes tailles, formes et revêtements, certaines ont été loties et transformées en habitation ou écoles. D’autres sont discrètes, cachées, secrètes. Une évoque l’histoire de France à travers sa pendule extérieure arrêtée à 7h15, l’autre interpelle avec son inscription sur la façade « cour des miracles ». Leur architecture est aussi la vitrine de leur ancien propriétaire telle celle de Frank Jay Gould, richissime américain à qui l’on doit la statue du cheval Dollar et l’église anglicane à côté du château. Nous terminons la balade à la carrière Molière, face au verso de la marina de Cormeilles en Parisis.
Jeudi 29 janvier. Surprises ! Notre ami Pierre nous a proposé une pause très gourmande dans son refuge vers les pistes d’entraînement ! En chemin nous profitons de la bienveillance d’un responsable de l’ancienne écurie Boussac qui nous laisse accéder aux installations. Cette écurie a été construite en 1903, puis acquise par Marcel Boussac en 1920. Elle est composée d’un soubassement en meulière surmonté d’une façade en briques bicolores formant un motif en damier. Notre randonnée nous conduit au centre hospitalier pour chevaux en cours de construction. Ce centre sera composé de plusieurs équipements. L’élément principal est le centre médicalisé avec une clinique vétérinaire. Les professionnels de santé pourront réaliser des diagnostics, mais aussi faire des interventions chirurgicales sur les chevaux. Elle sera munie d’un bloc opératoire. En poursuivant notre randonnée, nous admirons les premières fleurs, le printemps approche !