Cette page est la vôtre pour partager les bons moments de vos randonnées, se souvenir.
Si vous le souhaitez, Evelyne vous remercie de lui faire parvenir vos écrits surtout lorsqu’elle ne participe pas aux randonnées.
Mardi 24 mars. Le château de Saint-Germain-en-Laye où commence notre balade domine la vallée de la Seine qui serpente en contrebas, traçant une ligne brillante au milieu du paysage éclairé par une belle lumière jusqu’à Paris. En descendant vers Le Pecq, le fleuve se rapproche, des péniches apparaissent. Nous franchissons le pont qui surplombe le cours d’eau et descendons sur la berge. Notre chemin suit la courbe lente de la Seine. Le courant avance sans bruit, portant avec lui des reflets d’arbres, de ponts et de ciel. Notre randonnée commence dans une atmosphère paisible où chaque pas semble s’accorder au rythme du fleuve. Plus loin, à Montesson, la nature reprend quelques droits. Des espaces plus ouverts laissent place aux champs et aux zones boisées. Des oiseaux planent au-dessus des étendues d’eau. La Seine semble prendre son temps. En approchant de Sartrouville, la vie urbaine réapparaît doucement. Des promeneurs, des cyclistes longent les quais. Le fleuve devient un lieu de rencontre, un fil conducteur entre les habitants et leur environnement. Toujours présent, il accompagne nos derniers pas, fidèle compagnon de cette traversée. Un pont relie les rives comme un trait d’union entre Sartrouville et Maisons-Laffitte où s’achève notre marche. Mais la Seine continue son voyage, indifférente au temps, reliant les lieux, les histoires dans un même courant apaisant.
Jeudi 26 mars. Repas annuel de l’association Marches-et-Découvertes
Lundi 30 mars. L’agitation urbaine cède la place au cours de la Seine. Nous rejoignons les quais. En suivant le fleuve, nous atteignons l’Île Seguin, autrefois industrielle, aujourd’hui transformée. Les anciennes usines ont laissé place à une architecture moderne, et le lieu dégage une atmosphère singulière, entre mémoire et renouveau. En continuant, le chemin mène vers l’Île Saint-Germain. Ici, le rythme change encore. L’île est plus paisible, presque champêtre. Les pelouses s’étendent, les arbres bordent les chemins, et au détour d’une allée apparaît la grande sculpture de La Tour aux figures, étrange et fascinante. La randonnée se termine dans une douceur inattendue : entre ville et nature, passé et présent, avec la sensation d’avoir traversé plusieurs mondes sans jamais quitter les rives de la Seine.
Mardi 31 mars. Notre randonnée débute devant le Musée du Louvre, au cœur d’un Paris déjà chargé d’histoire. Nous nous éloignons en traversant le Jardin des Tuileries. Les allées s’ouvrent sur des bassins tranquilles, des chaises vertes dispersées invitant à la détente. La ville reprend ses droits en remontant vers les grands boulevards. Les rues changent de visage, les vitrines défilent, et nous sentons Paris se transformer, passant du classique au vivant, du monumental au quotidien. Enfin, nous atteignons les Batignolles et le Parc Martin Luther King. Après la densité du centre, l’espace s’ouvre, plus contemporain. C’est une traversée de Paris en douceur : du faste du Louvre à la sérénité des Batignolles, une marche où chaque quartier raconte une nuance différente de Paris.
Jeudi 2 avril. Entre Chambourcy et la forêt de Marly, il existe un coin presque secret où le temps semble ralentir. Nous sommes autour du Golf de Joyenval. Le domaine s’étend sur un paysage vallonné, mêlant grandes clairières ouvertes et passages boisés. Ici les larges étendues de pelouse sont parfaitement entretenues contrastant avec les zones plus sauvages de la forêt de Marly proche. Nous marchons dans un domaine de chasse royal, entre les grandes pelouses du parcours, les haies et les sentiers calmes, dans une ambiance paisible loin de la ville. C’est une balade où nous respirons agréablement.
Mardi 7 avril. Nous voici sur le parvis de Cathédrale Notre-Dame-de-Paris. La pierre garde la mémoire des siècles et la Seine, toute proche, glisse lentement pour accompagner notre départ. Nous traversons l’Île de la Cité, ses ruelles étroites et ses façades chargées d’histoire. Puis viennent les quais, où la lumière se reflète sur l’eau et danse sur les livres des bouquinistes. Nous gagnons la rive droite, et le paysage s’élargit en approchant du Palais du Louvre. Les perspectives deviennent grandioses, la ville semble s’ordonner autour de lignes parfaites. Le chemin se poursuit à travers le Jardin des Tuileries. Ici, bassins immobiles, statues silencieuses, chaises posées sont comme des invitations à s’arrêter… Notre marche se poursuit vers les grandes avenues, plus animées. Les façades haussmanniennes défilent, les cafés bruissent, et peu à peu apparaît la silhouette imposante de l’Opéra Garnier. Après le recueillement de Notre-Dame, les pierres anciennes et les jardins paisibles, notre balade s’achève sur l’éclat de l’Opéra, ses dorures, ses statues.
Jeudi 9 avril. Sensations douces d’un manège volant, le Val de Marne vu du ciel pendant 18 minutes, parcours de 4,5 kilomètres, 30 pylônes de 13 à 55 mètres de hauteur, 127 cabines panoramiques de dix places assises chacune, dépaysant, surprenant, impression de faire du yoyo entre les cinq stations desservies par le Câble C1, premier téléphérique d’Ile-de-France. Après cette découverte, balade aérée sur l’île de loisirs bordant le lac de Créteil. Si l’aventure vous tente, consultez le programme du mois de mai.
Lundi 13 avril. Autour des Étangs de la Minière, notre randonnée commence dans une douceur printanière. Le chemin longe l’eau immobile où le ciel vient se refléter. Les roseaux frémissent à peine, nos pas s’accordent naturellement au rythme lent du paysage. Très vite, les étangs se succèdent, chacun avec son humeur : ici une surface lisse troublée par le passage d’un canard, là une eau plus sombre, bordée d’arbres qui plongent leurs branches comme pour s’y refléter. Entre les berges, les sentiers serpentent, tantôt ouverts, tantôt cachés sous un couvert végétal plus dense. À mesure que nous avançons, la présence de la forêt se fait sentir. Par endroits, le paysage s’ouvre soudain : une clairière, un pont, une digue ancienne, vestiges d’un temps où ces étangs alimentaient les fontaines royales de château de Versailles. L’histoire affleure discrètement, mêlée à la nature. Et puis vient un moment de pause face à l’étang, nous regardons les rides sur l’eau. Rien ne presse. La randonnée est agréable.
Mardi 14 avril. Notre randonnée relie l’Opéra au Jardin du Luxembourg en suivant les traces de la Commune de Paris (1871). En marchant à travers les boulevards, la rue de Rivoli, les quais de Seine, nous imaginons les barricades, les combats et les espoirs des insurgés. Les cafés, aujourd’hui pleins de conversations tranquilles, étaient des lieux de débats enfiévrés. On y décidait de l’avenir. Nous nous rappelons que chaque rue a été un théâtre : barricades dressées à la hâte, cris, décisions improvisées. Nous rejoignons ensuite l’Hôtel de Ville de Paris, cœur battant de la Commune. C’est ici que s’est organisée cette tentative de gouvernement populaire, éphémère mais intense. Notre parcours mêle le Paris actuel à celui du passé, jusqu’au Luxembourg, marqué par les affrontements de la Semaine sanglante. Paris est une superposition d’histoires, de luttes et de rêves inachevés. Entre l’Opéra et le Luxembourg, nous n’avons pas seulement marché, nous avons traversé le temps.
Jeudi 16 avril. Les écuries du Parc, circuit de deux heures à l’ouest de l’avenue Eglé. Il y a foule au rendez-vous en ce dernier jeudi avant les vacances scolaires. Empruntant l’avenue Malesherbes, nous nous arrêtons devant l’écurie vide de l’ancienne clinique vétérinaire. Attiré par la foule, le propriétaire s’avance, ouvre le portail et nous conte l‘histoire du lieu avant d’évoquer poneys, chevaux de selle, chevaux de course et dangerosité de sortir un équidé dans ce quartier. Passant à proximité, un détour permet de se recueillir devant le chêne tricentenaire tombé au sol lors de la tempête de novembre 2023. Le sculpteur Christophe Donnard a transformé l’imposant tronc un an plus tard. Séance photos. L’ancien CFA horticulture et cheval est devenu école de L’Ermitage. Des écuries anciennes tel le ranch ou récentes (1927) jalonnent notre parcours. Un coup d’œil s’impose pour voir l’état d’avancement de la construction du CIRE, centre international de rééducation équine, voulu par Frédéric Hinderze pour les jeux olympiques de 2024. Seule la vaste villa destinée aux futurs clients est terminée. Il fait soif : Pierre nous ouvre grand sa porte et une collation permet un temps de repos. Nous écourtons le parcours des écuries et terminons par la très belle exposition temporaire du peintre Christoff Debusschere à la salle Montesquieu.
Lundi 4 mai. Ah, cette charmante balade sur le papier entre Boissy et Brunoy, une douce escapade bucolique. Dans les faits, c’est surtout une épreuve pour tester l’étanchéité de nos chaussures, notre détermination à enchaîner les kilomètres et la solidité de notre moral. Notre parcours commence innocemment à la gare de Boissy-Saint-Léger avant d’entrer dans Limeil-Brévannes puis de pénétrer dans la forêt de la Grange. Les rues laissent alors place aux chemins. Très vite, une petite bruine puis une pluie continue, obstinée, décident de faire toute la randonnée avec nous. … Rapidement, les sentiers se transforment en succession de flaques gigantesques, si savamment disposées qu’à chaque pas, une question se pose : contourner ? sauter ? traverser et accepter son destin humide ? La forêt de la Grange, normalement paisible, prend des airs de parcours aquatique. Les “passages humides” mentionnés dans le descriptif ? Un euphémisme digne d’un bulletin météo optimiste. Le pique-nique reste un moment de convivialité sous un abri à regarder passer les TGV tout comme nos amies les vaches pendant que la pluie joue du tambour au-dessus de nos têtes. Nos sandwichs ont un léger goût d’aventure et d’humidité ambiante. Nous quittons la forêt et arrivons le long de l’Yerres. En suivant le chemin des poètes, nous revoyons nos classiques tout en progressant entre passerelles et flaques. Entre deux rideaux de pluie, nous apercevons la rivière, ses barques sur les rives, canards et poules d’eau, maison et parc de Gustave Caillebotte. Les grenouilles coassent allègrement : pour elles, c’est la fête ! Les pelouses sont bien vertes, les arbres majestueux le long de la rivière, leurs silhouettes élégantes. Savez-vous qu’ici un nouvel arbre est planté à chaque naissance dans cette commune ? Nous arrivons à Brunoy avec le sentiment d’avoir survécu à une randonnée où l’eau était partout. Des kilomètres qui pèsent lourds sur nos chaussures détrempées, nos pantalons douteux, nos capes aussi humides dedans que dehors… Une randonnée où le ciel avait décidé de participer… intensément ! Nous nous en souviendrons.