C’est la rentrée pour Marches-et-découvertes ! Une nouvelle saison commence : de belles balades, des kilomètres, des découvertes et surtout beaucoup de convivialité en perspective !
De nouveau, chaque lundi, mardi, jeudi et vendredi, nos différents groupes vont se retrouver pour partager le plaisir de marcher, chacun à son rythme, dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Bien sûr, la reprise est aussi l’occasion d’échanger quelques souvenirs et de raconter les bons moments passés pendant les vacances d’été.
Lundi 7 septembre, Après une belle pause estivale, les randonnées reprennent avec entrain, bonne humeur et dynamisme dans la magnifique forêt de Saint-Germain-en-Laye ! le pavillon de la Muette est sur notre chemin. Mardi 8, la mare aux canes nous montre ses rives. Jeudi 10, notre plaisir est de retrouver les chemins forestiers, les caves du Nord, puis les larges parcelles du parc envahies de cyclamens.
Au début du 19ème siècle, les Caves du Nord formaient le passage entre le parc domestiqué de Maisons et la grande forêt profonde, où tous les rois de France aimaient chasser, car elle était riche en gibier et proche du château de Saint-Germain-en-Laye. Un document rare, daté de 1818, est conservé aux archives de la ville : « Forêt de Saint-Germain-en-Laye AU ROI ». C’est l’affirmation que la forêt de Saint-Germain était la propriété du Roi. Le droit de chasse était réservé au Roi et à ceux à qui il l’avait accordé. Sur ce document, le plan de la forêt avait été dessiné pour la chasse, avec des allées appelées routes, ponctué d’Etoiles, de carrefours, qui permettaient les rassemblements d’équipages.
Lundi 14 septembre. Nous partons à la découverte de la vallée de la Brosse à Bussy-Saint-Georges. Dès les premiers pas, nous sommes plongés dans un écrin de verdure : les chemins bordés d’arbres, les prairies, les petits sentiers, le paysage vallonné nous invitent à profiter pleinement de cette belle nature. Nous avançons avec entrain, le sourire aux lèvres et l’envie de profiter pleinement de cette belle journée. La nature nous offre un joli spectacle : les arbres se dressent autour de nous, les chemins serpentent tranquillement dans la campagne et des rayons de soleil viennent illuminer le paysage. Nous longeons la Brosse qui serpente tranquillement à travers le paysage puis découvrons les étangs, véritables petits havres de paix. L’eau calme reflète les arbres et le ciel tandis que nous observons les oiseaux qui profitent de cet environnement préservé. Nous prenons le temps de regarder, d’écouter… mais pas trop longtemps quand même, car chez nous, le silence ne dure jamais très longtemps… Les conversations reprennent, ponctuées de rires, de plaisanteries et de petites histoires que nous n’avons pas encore eu l’occasion de raconter. Justement, l’heure du déjeuner arrive ! Des troncs d’arbres bien disposés au bord d’un étang nous invitent à sortir nos victuailles. Après ce moment gourmand et convivial, nous reprenons notre chemin, le pas peut-être un peu moins léger… mais toujours avec bonne humeur. Nous continuons à profiter des étangs, de la végétation et des paysages paisibles de la vallée. Notre parcours nous conduit dans le parc de Rentilly, véritable parenthèse de verdure avec ses arbres remarquables et son écuroduc. Certains arbres impressionnent par leur taille, leur âge ou leur silhouette. Nous levons les yeux, nous admirons, nous commentons… et nous nous demandons parfois combien de randonneurs il faudrait pour faire le tour de certains troncs ! Nous découvrons avec curiosité son château si particulier dont la façade aux reflets métalliques se joue de la lumière et transforme complètement notre regard sur ce patrimoine étonnant. Nous profitons encore des paysages de la vallée, de cette nature paisible et de ces petits moments simples qui font tout le plaisir de nos randonnées avant de regagner la gare de RER. La vallée de la Brosse, ses étangs, ses oiseaux, le parc de Rentilly, son château surprenant, voilà une journée riche de découvertes comme nous les aimons.
Mardi 15 septembre. La randonnée commence au bord de la Marne. Le fleuve accompagne nos premiers pas et semble ralentir le rythme de la ville. L’eau coule paisiblement, reflétant par endroits le ciel, les maisons, les arbres qui bordent la rive. Peu à peu, le paysage change. Nous arrivons le long du canal de Chelles et pénétrons dans le parc départemental de la Haute-Ile. Le parc s’étend sur 65 hectares, dans le dernier méandre non urbanisé de la Marne. Il associe prairies, boisements et zones humides, offrant un refuge à une grande diversité d’oiseaux et d’autres espèces. Nous poursuivons notre chemin sur les sentiers. Ici, la nature semble avoir repris ses droits. Des arbres bordent les chemins et les petites zones d’eau où la vie se concentre. Nous marchons, tranquillement, attentifs aux bruits qui nous entourent : le murmure de l’eau, le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles dans le vent. À certains détours, nous pouvons observer des oiseaux, entendre leurs cris dans les feuillages ou apercevoir un mouvement à la surface de l’eau. Nous longeons ensuite les zones humides aménagées dans le parc. Elles rappellent les anciens bras de la Marne et participent aujourd’hui à la richesse écologique du site. Le paysage donne une impression étonnante de calme et de liberté, alors même que l’on se trouve aux portes de l’agglomération parisienne. L’Archéosite nous rappelle que sous cette végétation paisible se cache une histoire ancienne, longtemps conservée par les terres de la vallée. Nous reprenons notre marche en direction de la Marne. Le sentier nous ramène progressivement vers les berges. Nous retrouvons le fleuve, toujours aussi tranquille, quelques baigneurs, des pêcheurs. La randonnée se termine à Noisy-le-Grand que nous rejoignons après une montée au cours ingénieux et rafraîchissant.
Jeudi 17 septembre. Bus et tramway nous conduisent à une grille d’entrée du parc de Versailles que nous avons plaisir à revoir avec ses deux immenses pièces d’eau : le Grand Canal et la pièce d’eau des Suisses. Le terrain est plat, les allées rectilignes, la vue dégagée. Une belle promenade !
Lundi 21 septembre. Ce matin, nous avons une seule envie : profiter pleinement de cette magnifique journée qui s’annonce à Brunoy. Le soleil est déjà au rendez-vous, le ciel affiche un bleu éclatant et, devant nous, dix-sept kilomètres de balade le long de l’Yerres nous attendent, direction Combs-la-Ville. Dès les premiers pas, nous quittons peu à peu l’agitation de la ville pour retrouver le calme et la fraîcheur des sous-bois. Le sentier serpente entre les arbres, tandis que les rayons du soleil jouent à cache-cache avec les feuillages et déposent de petites touches de lumière sur le chemin. L’air est doux, les oiseaux donnent de la voix. L’ambiance est légère : on marche, on discute, on plaisante… La journée commence sous les meilleurs auspices. Au fil de nos pas, le décor change progressivement. Les sous-bois laissent place à de vastes prairies verdoyantes où l’on respire un peu plus largement. Quelques vaches nous observent avec une étonnante indifférence comme si notre passage faisait partie du paysage depuis toujours. Toujours à nos côtés, l’Yerres accompagne notre progression. Tantôt discrète, tantôt étincelante sous le soleil, parfois parsemée de lentilles d’eau, la rivière serpente paisiblement à travers la vallée. Nous suivons son cours avec cette agréable impression d’être loin de tout, alors que nous sommes pourtant aux portes de la région parisienne. À l’heure du déjeuner, nous faisons halte dans le secteur de Mandres-les-Roses. C’est le moment idéal pour sortir les pique-niques, reprendre quelques forces et profiter tranquillement du cadre. Nous prenons le temps d’admirer les belles demeures de villégiature nichées dans la verdure. Avec leurs jardins, leurs façades élégantes et leur atmosphère paisible, elles semblent raconter une autre époque, celle des dimanches à la campagne et des villégiatures au bord de l’eau. Après cette pause bien méritée, nous reprenons notre chemin. La balade nous réserve quelques jolies surprises patrimoniales. Des ponts de pierre, d’anciens lavoirs à roues et de pittoresques moulins surgissent au détour du parcours, témoins d’un temps où la rivière rythmait la vie quotidienne, le travail et l’activité des villages. Chaque découverte ajoute une petite touche d’histoire à notre randonnée, passionne certains par le côté mécanique des installations. Les kilomètres défilent doucement. Le soleil est toujours là, généreux, et l’Yerres continue de nous guider. De fiers chevaux broutent tranquillement dans les prés, à peine intéressés par notre troupe de randonneurs. Les jambes commencent à sentir les kilomètres, les mollets se rappellent à notre bon souvenir. Nous profitons encore de ces derniers moments de calme, entre chemins verdoyants, eau scintillante et chants d’oiseaux. Puis vient enfin le dernier tronçon. Un peu fatigués, certes, mais surtout heureux, nous atteignons Combs-la-Ville après dix-sept kilomètres de marche. Une belle randonnée : du soleil, de la nature, quelques belles rencontres animalières, un patrimoine plein de charme et surtout le plaisir de partager ensemble une journée hors du temps, au fil de l’Yerres.
Mardi 22 septembre. Nous quittons la gare de Maisons-Laffitte et descendons l’avenue de Longueil pour rejoindre le pont qui enjambe la Seine et parvenir ainsi sur la rive opposée. Nous descendons sur le quai de Seine à Sartrouville que nous suivons jusqu’à la sortie de la ville. Apparaissent alors sur notre droite les installations modernes et colorées de la Marina de Cormeilles-en-Parisis, son port de plaisance et ses anneaux : une transformation radicale pour l’ancienne cimenterie située le long de la Seine ! Certaines gourmandes se précipitent sur les menus des restaurants nouvellement installés ; d’autres admirent la vue sur le fleuve. Il nous reste à faire demi-tour.
Jeudi 24 septembre. Notre randonnée, de l’Étoile au Jardin du Luxembourg, nous mène sur les quais de la rive gauche de la Seine, rendus aux piétons et aux cyclistes depuis 2013. Ce site qui est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991, offre désormais, depuis 2013, un espace d’activités et de loisirs ouvert à tous les publics. Une météo propice à la promenade parisienne, nous accompagne vers les quartiers Saint Germain-des-Prés et Saint Sulpice avant de parcourir le magnifique jardin du Luxembourg, créé à l’initiative de la Reine Marie de Médicis en 1612.
Lundi 28 septembre. Le jardin des sculptures de la Dhuis. Bravant la première pluie d’automne, nous partons pour une courte balade…lointaine (90 minutes). De Torcy, un bus nous fait parcourir la campagne de Marne et Gondoire, passant devant le domaine de Rentilly vu deux semaines auparavant. A partir des hauteurs de Lagny sur Marne, nous descendons vers la mairie installée dans les anciens bâtiments conventuels de l’abbaye Saint-Pierre. Les bureaux entourent un écrin de verdure, le jardin du cloître. L’église attenante, Notre Dame des Ardents, présente des vitraux de Calixte Poupart inaugurés en 1955. La rue commerçante et piétonne, en pente douce, débouche sur la Marne. Nous la franchissons pour prendre l’ancien chemin de halage, rive droite. Nos yeux lorgnent sur les belles villas bordant le cours d’eau. D’un pas tranquille, en 60 minutes, nous arrivons à notre objectif. De la hauteur de la passerelle qui enjambe la Marne, nous découvrons la clairière et le chemin plantés de sculptures monumentales, certaines pouvant atteindre quatre mètres. Pendant trente ans, Jacques Servières a façonné les anciens blocs de pierre de l’aqueduc de la Dhuys, bombardé en 1939 par les troupes nazies. La mythologie asiatique a inspiré l’artiste, façonnant des entrelacs de créatures imaginaires, humaines et animales dans les pierres restées sur place. Après un temps de pause et de réflexion, suivi d’une inspection de chaque œuvre signée et datée, nous regagnons la ville de Thorigny où une succession de train et RER nous permet d’atteindre Maisons Laffitte en 60 minutes.